Apprendre une langue en 30 min par jour

Apprendre une langue en 30 min par jour

 

Apprendre une langue est compliqué. Non non, ne partez pas tout de suite :)C’est compliqué quand on ne sait pas comment s’y prendre. Mais à l’inverse avec les techniques que je vais vous donner, vous apprendrez beaucoup plus efficacement. Car au fond, apprendre une langue n’est pas compliqué quand on sait comment faire. Et, c’est ce que je veux vous enseigner aujourd’hui. Apprendre plus efficacement pour progresser rapidement. Pour apprendre une langue efficacement, il y a 3 choses à ne pas négliger. Voyons maintenant comment apprendre une langue en 1h par jour.

Cet article est une collaboration avec Lauriane du blog Le marathon des langues. On répond à la question de Thomas : “Comment apprendre une langue quand on n’a pas beaucoup de temps ?”.

Si vous avez du mal à progresser, je vous invite à la suivre. En plus, elle aime bien les défis un peu fous et s’est lancée dans l’apprentissage du russe en 1 an. Bref, je vous laisse avec ses conseils en or avant de parler d’efficacité et de mémorisation dans la deuxième partie de l’article !

1- Bien démarrer avec le kit de démarrage

Faux départ

Beaucoup de personnes démarrent leur apprentissage des langues sans méthode. Ils décident un jour de s’y mettre, mais n’établissent pas de plans d’actions au préalable. Et généralement, vous les retrouvez 3 semaines plus tard à l’abandon. C’est dommage !

Car cela ne tient qu’à une seule erreur. Une erreur qui aurait pu être évitée. S’ils avaient su comment bien démarrer. Car apprendre une langue, c’est comme un marathon ça se prépare. On ne part pas sur un 42 kms à pieds nus. Pour apprendre une langue, c’est la même chose.

Il faut éviter le faux départ. Comment fait-on pour bien se préparer alors ?

Plan d’actions

Pour commencer, il faut établir son plan d’actions. Un plan d’actions pour apprendre une langue ?! Qu’est-ce qu’elle nous raconte ?

Et bien oui ! C’est comme le marathonien, qui prépare ses 3 séances d’entraînement par semaine, avec l’objectif de passer la ligne d’arrivée des 42,195kms. Vous allez, vous aussi vous préparer un truc dans le genre. Je vais vous aider, rassurez-vous. Voyons cela tout de suite.

Objectif

Pour commencer, il va falloir définir votre objectif final. Attention, je vous vois venir. Pas de “oui bah euh je veux parler allemand quoi”. Désolée, mais ça ne veut rien dire.

Définir un objectif, ça signifie : être précis. Il va inclure :

· votre échéance

· votre date de départ (le meilleur moment, c’est maintenant)

· quel niveau vous voulez atteindre

· comment vous allez l’atteindre

· avec quelles ressources

· et quelle organisation vous allez adopter

Par exemple  : “je veux atteindre le niveau C1 en allemand, en travaillant 1h par jour réparti en plusieurs créneaux dans la journée, en utilisant la méthode Assimil, les podcasts de TuneIn radio et l’application Mondly. Je démarre maintenant et mon échéance est dans 6 mois, car je pars en Allemagne.”

Voilà, en 3 lignes votre plan d’actions est défini ! Tada ! Je vous invite à l’écrire sur une feuille à accrocher au-dessus de votre bureau ou dans votre calepin d’objectifs (oui oui j’ai un calepin d’objectifs clip_image002) afin de le relire régulièrement.

Lucien : “Rappelez vous les objectifs SMART. Sans tous les éléments dont parle Lauriane, vous n’avez pas un objectif mais un rêve…”

Votre “pourquoi”

Il faut savoir pourquoi vous voulez apprendre une langue. Un truc qui vous prend aux tripes. Encore une fois, pas de réponse bateau comme :  “pour mon boulot”.

Vous allez creuser pour chercher la vraie raison qui vous motive. Peut-être qu’en cherchant bien,  ça sera “je veux parler anglais car je ne supporte plus voir mes collègues parler avec nos clients et que je fais la plante verte à côté, j’en ai marre de seulement servir le café, j’ai des idées à partager mais mon niveau d’anglais ne le permet pas”. Ça, c’est un pourquoi ! C’est votre souffrance, c’est ce qui va vous booster à atteindre votre objectif.

À retenir

Pour résumer, on a vu qu’il fallait établir un objectif détaillé, trouver votre pourquoi. Mais, le plus important c’est de mettre en application. Tout ça vous parait un peu théorique et je comprends.

Mais je vous invite vraiment en mettre en application ces différentes étapes, car c’est surpuissant. Le fait d’écrire votre objectif, votre pourquoi vont vous mettre un coup de pied au derrière quand vous serez démotivé.

C’est pour cette raison que j’insiste sur ces deux points. Quand on apprend une langue, on se rapproche souvent du précipice. On est démotivé, prêt à abandonner. Le maaaaal à éloigner absolument. L’abandon est la plus grande raison d’échec dans l’apprentissage d’une langue.

Et la manière de l’éloigner au maximum, c’est de préparer le terrain. Avoir une base solide pour perdurer dans le temps. Les plus grands immeubles reposent sur les fondations les plus profondes. C’est ce qu’on fait aujourd’hui, on prépare vos fondations. Ce n’est pas du temps perdu, mais un investissement sur le long terme.

Pour bien démarrer, j’ai justement préparé un kit de démarrage ici pour être sûr de bien débuter votre course.

C’est bon, vous êtes prêt à bien démarrer ? Super ! Alors on continue, car ce n’est pas fini. Vous allez découvrir tous les secrets d’un apprentissage réussi maintenant.

2-Le triangle de la réussite

Apprendre une langue est exigeant. Ça requiert de la discipline, de l’organisation et beaucoup de motivation. C’est souvent sous-estimé par les apprenants qui démarrent. Mais avec un plan d’actions clair, vous saurez où aller sans trop vous poser de question. Car il n’y aura plus qu’à appliquer.

Une fois votre kit de démarrage bien établit, on va continuer vers la réussite. Ce triangle vous permettra de progresser rapidement. Vous sentirez vos avancées chaque semaine avec ces 3 règles d’or.

La régularité

C’est une règle d’or quand on apprend une langue. Une langue s’apprend chaque jour. Et non pas 2h par ci, 2h par là. C’est possible, mais vous l’avez probablement déjà constaté par vous-même, c’est inefficace. Rappelez-vous de l’école…hum’ vague souvenir. Du moins, ça peut être efficace, si votre objectif est de parler anglais dans 12 ans.

Je conseille de travailler chaque jour sur votre langue cible. Le mieux est de répartir votre créneau de travail en plusieurs morceaux sur la journée. Afin que ce soit encore plus efficace. 15 minutes le matin, 10 minutes le midi, 1 podcast dans le métro, puis 20/30 minutes le soir. C’est l’idéal pour mémoriser et bien comprendre.

Le cerveau a besoin de temps de pause pour processer les informations. Non seulement, c’est plus efficace ense basant sur le fonctionnement de notre mémoire, mais en plus c’est plus motivant de s’y mettre pour quelques minutes, que pour 3 heures. Vous n’avez ici aucune excuse pour ne pas le faire. 10 minutes c’est facile à caser dans sa journée.

La pratique

Autre règle d’or c’est la pratique. Bah oui, on n’est pas “noeunoeud” vous allez me dire. Certes, mais c’est l’erreur la plus commune. La pratique dans une langue, ça veut dire parler. Mais beaucoup négligent ce paramètre.

Car ça fait peur de parler pour la première fois. On a peur de faire des erreurs, de mal prononcer, qu’on se moque de nous. J’avoue ce n’est vraiment pas facile de se lancer. Mais pourtant, c’est l’oral qui va nous faire le plus progresser dans une langue. Il faut oser se lancer.

Si vous vous demandez comment faire alors que vous ne savez rien dire, je vous propose ce plan d’actions ici. (à la fin de l’article). Pratiquez son oral est très efficace, car c’est la phase la plus active de l’apprentissage. Il faut réfléchir, pousser ses neurones à l’action. Et, c’est justement quand ils sortent leurs haltères, qu’on progresse le mieux. Mais en plus, le fait de parler avec quelqu’un ajoute une dimension “émotionnelle”. Votre mémoire adore ça. Car elle fait des associations. Elle va associer les mots utilisés lors de telles conversations avec le visage de la personne, le moment passé ensemble reste gravé plus facilement. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les experts de la mémoire clip_image001[1]. D’ailleurs, Lucien pourra certainement confirmer.

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Lucien  : “OUI Smile

L’immersion

La 3ème règle d’or, c’est de s’imprégner de la langue au quotidien. Oui, vous allez la travailler chaque jour. Mais on va pousser encore plus loin. Je devrais dire “obsession” au lieu d’immersion.

La langue que vous apprenez doit devenir votre obsession. Vous allumez la radio. Bim réflexe => j’écoute la radio allemande (même si on ne comprend rien encore). Vous allez cuisiner, prenez une recette typique allemande. Vous utilisez votre smartphone, changez la langue de votre téléphone. Vous êtes dans une file d’attente, utilisez votre appli’ de langue. Vous êtes dans la douche, demandez-vous comment dit-on :  “je suis dans la douche” en allemand. Vous êtes seul en voiture, parlez-vous à vous-même à  voix haute en allemand.

On vous prendra peut-être pour un fou hihi mais le fait de s’obliger à être en totale immersion dans la langue, va vous pousser à créer des automatismes. Ça deviendra une nouvelle habitude dans votre vie, et cela vous fera avancer rapidement.

Une fois passé en mode automatique, vous n’aurez plus besoin de vous pousser. À chercher la motivation. Car ça sera automatique. C’est comme vous brossez les dents, pas besoin de réfléchir.

Il faut en moyenne 30 jours pour intégrer une nouvelle habitude. Si au début, vous oubliez, n’hésitez pas à l’écrire sur une feuille tous les matins “l’allemand est mon obsession”.

3- Équilibre des 4 piliers

Enfin, pour une course sans obstacles, il va falloir équilibrer vos 4 piliers. Apprendre une langue est exigeant, car il faut maîtriser pleins de choses. Les 4 piliers en font partie. Il ne faut pas négliger les 4 piliers suivants :

· Comprendre ce qu’on te raconte

· Savoir écrire

· Parler

· Savoir lire

En effet, une erreur souvent commise, c’est de choisir un ou plusieurs piliers. Car certains se fichent d’écrire. Je peux comprendre. Mais vous ne vous rendez pas service en faisant ce choix. On a certes l’impression d’avoir un pilier en moins à travailler. Mais en fait c’est l’inverse qui s’opère. Car vous créez ici un déséquilibre.

Ces 4 piliers sont indissociables. Ils sont complémentaires dans l’apprentissage. Par exemple, pour améliorer votre écriture, il faut savoir comment ça s’écrit, donc il faut lire. Mais comment faire pour travailler chacun des piliers alors ?

Comprendre ce qu’on te raconte

C’est bien de savoir parler, mais si on ne comprend pas la réponse c’est un peu gênant. Alors comment faire pour comprendre ?

Dans la démarche de l’immersion, vu au-dessus je vous invite à écouter la TV, la radio, des vidéos, tout ce qui a des ondes sonores afin d’être plongé dans la langue. Il n’est pas nécessaire de comprendre pour le moment. On ne comprend rien, pas de panique. Pour le moment, on s’habitue à la langue. N’essayez pas de comprendre.

Faites même autre chose en même temps. Quoiiii ? Bizarre comme conseil. hihi. Je sais, c’est surprenant. Mais si vous essayez de comprendre maintenant, vous allez vous décourager, car c’est frustrant de ne rien comprendre. Alors relax. Ça, c’est la phase passive.

Le vrai travail vient maintenant. Vous allez cette fois-ci essayer de comprendre, mais pas n’importe comment. On ne va pas se lancer dans un film entier direct. La barre est trop haute. Rappelez-vous, on avance à petits pas. Vous allez plutôt prendre une vidéo pour débutant sur YouTube ou les infos ralentis par exemple. Langsam Nachrichten de Deutsche Welle, le fait très bien pour l’allemand.

D’ailleurs, les infos sont généralement ce qu’on comprend le mieux au début. Soit vous avez les sous-titres soit le texte en dessous. Et, on va repérer quelques mots. Ne stressez pas si vous ne comprenez pas tout. C’est normal, soyez content de comprendre quelques mots. Pensez à les ajouter à votre liste de vocabulaire. Répétez l’exercice plusieurs fois par semaine. Je vous ai préparé un tuto ici pour savoir comment améliorer sa compréhension écrite et orale en même temps.

Savoir écrire

Pour ce pilier, on ne va pas réinventer la roue. Un calepin, un stylo et ça roule ma poule. Commencez par écrire une phrase au début, puis deux, puis trois. Faites-vous accompagner d’un dictionnaire pour trouver les mots que vous ne connaissez pas. Passez-y quelques minutes tous les matins. C’est un petit exercice, mais très efficace pour progresser rapidement. Car c’est une phase active.

C’est encore mieux si vous vous faites corriger. Italki propose cette option, dans “calepin”. Voir le tuto en dessous pour savoir comment l’utiliser.

Parler

Pour parler, je vous renvoie à la vidéo ci-dessus. Italki vous permet de trouver des partenaires de langue pour pratiquer. Je ne vous remets pas une sauce sur l’importance de parler, hein. Voir le triangle de la réussite. Mais quand même une petite, ne négligez pas ce pilier. J’insiste, c’est vraiment ce qui vous fera décoller. Et en plus, ça vous aidera à rester motivé pendant la traversée du désert. Votre partenaire de langue vous aidera à avancer et vous pourrez mesurer vos progrès clip_image001[2]

Savoir lire

On continue à appliquer la méthode des petits pas. Ne commençons pas par lire Baudelaire. Commencez par des ressources dédiées à votre niveau. Voir des livres pour enfants, n’ayez pas honte de cela.

J’ai des élèves adultes qui ont honte de me le dire. Mais surtout pas ! Au contraire, ils devraient être fiers. Ces livres sont conçus pour des apprenants en phase d’apprentissage, c’est votre cas ! Enfant ou adulte, peu importe. L’important est que vous appreniez quelque chose. Bon d’accord, savoir que l’ourson ne sait pas faire ses lacets ne vous passionne pas, je comprends, mais retenez que vous avez appris quelque chose.

Pour débuter la lecture, je vous conseille de scanner le texte en premier (avec les yeux). Ne butez pas sur chaque mot que vous ne comprenez pas. Lisez et essayez déjà d’en extraire une interprétation avec le contexte. Au début, quand on lit, on fait plus d’interprétation que de compréhension.

Ce n’est pas une étape facile. Car on n’est pas habitué à ce genre d’exercice. Mais rassurez-vous, à force de le faire, et d’accepter de ne pas tout comprendre, vous comprendrez de plus en plus. Repérez juste quelques mots à ajouter sur votre liste de vocabulaire. Mais ne notez pas tout, c’est une erreur, car ça va vite vous saouler.

Au début, on comprend 10%, mais aujourd’hui je comprends 99% en anglais. Il reste toujours 1% de mots que je ne comprends pas, et j’interprète. Avec 90% de contexte compris ça aide. Mais en français, c’est pareil, il arrive qu’on ne comprenne pas tous les mots.

Comment appliquer ?

Nous avons vu beaucoup de choses, hey oui je vous l’avais dit apprendre une langue est exigeant, il y a pleins de paramètres à gérer. On ne va pas se le cacher, apprendre une langue c’est du boulot. Je vous ai donné tous les conseils à mettre en application pour apprendre rapidement. Maintenant, il s’agit de savoir comment s’organiser, car ça parait monstrueux comme ça. Mais noooon clip_image001[3]En une heure par jour seulement, vous percevrez rapidement les progrès. Mais attention, pas une heure, n’importe comment. Rappelez-vous d’équilibrer les 4 piliers, et d’intégrer les 3 éléments du triangle de la réussite. Car si vous essayez d’apprendre une liste de mots par cœur pendant une heure. Biiiiip erreur ! C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire.

Voici l’exemple de mon propre apprentissage avec le russe :

· matin : 10 minutes lecture d’un cours, 10 minutes exercices, écriture de 2/3 phrases et utilisation de l’application Mondly pour le vocabulaire

· pendant les trajets : écoute de podcasts => répétition à haute voix, enregistrement audio quand je parle à voix haute

· soir : relecture liste de vocabulaire + ajout de quelques mots appris, lecture (ou plutôt devrais-je dire déchiffrageclip_image002[1] ) puis si j’ai encore du temps suite cours de grammaire

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Voilà une heure d’étude par jour, voir un peu plus avec les podcasts pendant les trajets. En appliquant cette routine tous les jours, j’étais capable de dire mes premières phrases en russe après 15 jours. Je vous laisse voir cela dans cette vidéo.

Apprendre une langue est compliqué quand on ne sait pas comment apprendre. Quand on connaît toutes ces techniques qui fonctionnent, il n’y a plus qu’à appliquer. J’espère que vous avez apprécié ces conseils. Mais ce n’est pas tout.  Car, apprendre une langue passe à 90% par la mémorisation. Ça tombe bien Lucien connaît bien le sujet. Si en plus, vous appliquez toutes les techniques de mémorisation, je vous garantis que votre apprentissage sera propulsé clip_image001[4]

 

Maintenant que Lauriane vous a donné des clés spécifiques à l’apprentissage des langues, j’ai quelques recommandations pour vous aider à accélérer votre maitrise d’un sujet, que ce soit une langue ou pas.

On va passer rapidement sur le plus évident dont je parle souvent sur le blog pour nous concentrer sur les techniques de mémorisation les plus efficaces.

La base

Dans un premier temps, veillez à être organisé. On apprend généralement une langue avec des livres et vous devrez écrire dans cette langue pour la maitriser (comme nous l’a précisé Lauriane). Avant même de commencer, prévoyez un endroit pour ranger tout votre matériel. Ce serait dommage de perdre vos précieuses fiches de vocabulaire.

D’autre part, si vous êtes ici, c’est certainement que vous n’avez pas trop le temps. On va donc essayer d’être le plus efficace possible pour progresser sans pour autant y passer la journée. Pour cela, éliminez les distractions ! Ne faites qu’une seule chose à la fois. On ne peut pas apprendre une langue et répondre à ses messages en même temps. Pour approfondir, lisez cet article pour réussir à vous concentrer au maximum.

En plus de cette efficacité quotidienne, il faut réussir à garder l’envie de travailler sur plusieurs mois. Apprendre une langue, comme tout projet ambitieux est long, on passe par des moments de stagnation et si on abandonne, tous nos efforts précédents deviennent inutiles …

La première chose à savoir est « pourquoi » vous apprenez cette langue ? Avoir une raison bien précise est essentiel !

Parenthèse de Lucien : “tient, c’est bizarre, Lauriane a aussi parlé de “Pourquoi”… Winking smile

Imaginez-vous dans deux situations.

1- Vous êtes à l’école et on vous oblige à travailler une langue (on a déjà vécu cette situation et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne marche pas trop …)

2- Vous venez de rencontrer l’amour de votre vie qui est russe.

A votre avis, dans quelle situation serez-vous le plus efficace ? Et dans quelle situation êtes vous le plus susceptible d’abandonner ?

Maintenant que vous savez comment ne pas abandonner, il est temps de parler régularité. Les changements les plus importants se font de manière progressive. Si vous voulez connaitre des dizaines de milliers de mots dans une langue, ça va vous prendre du temps. Seulement, certains y arriveront et d’autres pas. Et là, ce n’est pas une question de « pourquoi ». Si vous travaillez une fois toutes les deux semaines, quand vous avez envie, ce n’est pas des années, mais des dizaines d’années qu’il va vous falloir pour bien parler.

Par contre, si vous vous entrainez un tout petit peu chaque jour, vous pourrez aller beaucoup plus vite. D’où l’importance de mettre en place de bonnes habitudes. Elles vous permettent d’automatiser l’entrainement. Si bien qu’au bout d’un moment, il fera partie intégrante de votre journée et ne vous demandera plus d’effort.

Pour avoir une méthode qui vous permette de mettre en place de bonnes habitudes pas à pas, cliquez ici pour accéder gratuitement aux fiches pratiques des bonnes habitudes.

Pour les langues, j’ai une dernière technique que j’utilise personnellement pour progresser sans douleur, le contenu en VO. La magie avec les langues, c’est qu’on peut facilement les transformer en loisir. Pour mieux parler anglais, foncez sur les livres, les vidéos, les films et les séries en anglais.

Pour tout ce qui est séries et film, l’avantage est qu’on peut y aller progressivement. Commencez par sous titrer en français, puis en anglais, puis enlevez les sous titres.

Ce que j’aime encore plus, c’est youtube. Des millions d’heures de vidéo sur tous les sujets. Joignez l’utile à l’agréable en vous abonnant à des créateurs qui parlent de votre passion dans la langue que vous voulez apprendre. L’avantage est que le contenu vous intéresse et en plus, vous connaissez déjà un peu le domaine ce qui vous facilite la compréhension.

Peut être que lire des livres est plus difficile. Mais en particulier pour l’anglais, on s’ouvre une nouvelle fenêtre sur le monde. Vous l’avez remarqué, quasiment tous les livres dont je parle sont en anglais et bien souvent non traduits en français.

En parlant une nouvelle langue, on accède comme à un nouveau puit de connaissance. (Ça peut être un super « pourquoi »)

La mémorisation

Qui n’a jamais eu peur des listes de vocabulaire à rallonge qu’on lui donnait à l’école ?

Je connais des gens à la mémoire exceptionnelle qui retiennent tout sans technique particulière. De mon côté, le « par cœur » est ma hantise parce que je suis mauvais. Que ce soit pour les grandes dates de l’histoire, les théorèmes ou les règles de grammaire, apprendre n’a jamais été mon point fort…

Jusqu’à ce que j’arrive en classe préparatoire. La quantité d’information à retenir était telle qu’il devenait impossible de suivre. Quand j’ai entendu qu’il existait des techniques de mémorisation pour tout apprendre plus vite, j’ai foncé sur l’occasion !

La répétition espacée

Mon premier amour est la répétition espacée. C’est une méthode basée sur la courbe de l’oubli qui nous explique qu’au bout de quelques jours, la majorité de ce qu’on a entendu est perdu à jamais. Pour ancrer les choses dans notre mémoire de long terme, il est alors important de les voir plusieurs fois.

Attention, je ne parle pas de bachotage.

La répétition espacée est comme son nom l’indique « espacée ». Au lieu de m’abrutir pendant des heures pour apprendre, j’utilise une application qui me permet avec succès d’apprendre en révisant moins. Il s’agit de Anki.

Je ne peux pas vous dire le nombre d’heures que j’ai économisé grâce à cette application. Pour en savoir plus, je vous laisse consulter mon article sur Anki Smile

Maintenant, une technique dont on entend souvent parler mais qui reste mystérieuse pour beaucoup : le palais de mémoire.

Le palais de mémoire

En ce moment, c’est assez à la mode à la télé, on voit des championnats du monde de mémoire et on interview ces champions en fantasmant sur leur capacité de mémorisation extraordinaire.

Rapidement, un palais de mémoire, c’est un lieu. On choisit généralement un lieu réel très familier qu’on connait déjà. Par exemple, votre logement, votre trajet pour aller au travail etc. Ensuite, on se sert de ce lieu pour retenir des informations en associant ce qu’on cherche à apprendre avec des éléments du décors.

Plusieurs fois, j’ai testé les palais de mémoire, sans vraiment être convaincu.

Ça prenait un temps fou et au final, apprendre en répétant encore et encore était plus facile.

Puis, il y a 6 mois, j’ai vraiment fait des efforts pour réussir avec les palais de mémoire. Ça n’a pas manqué, je suis maintenant fan de cette méthode.

La meilleure explication d’internet pour le palais de mémoire nous vient de Fabien Olicard, voici sa vidéo Winking smile

 

Pour conclure cet article, je veux remercier Lauriane qui a vraiment écrit un début d’article passionnant. Suivez ses conseils, je n’ai jamais été aussi satisfait qu’après avoir lu mon premier livre en anglais ! Smile

On se retrouve très vite ici et sur le blog de Lauriane Smile

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