Oser dire pense

Comment oser dire ce qu’on pense vraiment et arrêter de se censurer

Comment dire ce qu’on pense ? Comment oser exprimer ce qu’on veut sans culpabiliser ?

Aujourd’hui, on va creuser. On va aller chercher et supprimer les vrais détails psychologiques qui nous empêchent de dire non. Et contrairement à ce que les autres peuvent penser, ne pas être capable de dire ce qu’on veut n’est pas un simple problème de manque de confiance, les enjeux sont bien plus grands, on le verra notamment avec les 6 commandements pour dire ce que tu penses vraiment.

Si tu ne me connais pas, je suis Lucien Roy, spécialiste de l’efficience personnelle pour concrétiser tes projets, même ceux qui semblent un peu fous en osant créer ta vie équilibrée et stimulante.

L’effet de “ne rien dire” sur ton cerveau

Quand on n’ose pas dire ce qu’on pense, qu’on fulmine à l’intérieur et qu’on stresse, le fonctionnement de notre cerveau change. C’est ce qu’Henri Laborit montre avec des rats de laboratoire. Ils nous permettent d’étudier la partie la plus primitive de notre cerveau, celle qui nous dirige vraiment quand on a peur. 

Quand le cerveau reptilien prend le contrôle, on a 3 réactions possibles : la fuite et le combat qui sont bien connues et une troisième bien plus sombre. Quand on met un rat dans une cage au sol électrique et qu’il ne perçoit aucune solution pour s’en sortir, il s’allonge et semble se laisser mourir. C’est exactement ce qui se passe tous les jours dans ton cerveau quand tu ne dis pas ce que tu penses. Tu es dans l’inhibition de l’action.

Alors en plus d’être embarqué dans des projets qui ne te plaisent pas, d’avoir l’impression de te plier en 4 pour les autres, de ne pas réussir à tenir ta parole et d’être vu comme quelqu’un qui n’est pas fiable, tu te tues littéralement à petit feu à chaque fois que tu ne dis pas ce que tu penses.

Comment dire tout ce qu’on pense

Dans cette situation, la première réponse qu’on cherche, c’est de savoir comment dire tout ce qu’on pense. Comment avoir le courage de dire ce qu’on a sur le cœur. Et on ne sait pas pourquoi… Mais on a la gorge serrée rien qu’à l’idée de le mettre en application.

Et c’est pour une raison très simple : tout le monde déteste ceux qui ne savent pas tenir leur langue. Imagine-toi dans la queue du restaurant avec des enfants. L’un d’eux de sa voie innocente s’exclame : “dis donc elle a des grosses fesses la dame, c’est parce qu’elle mange trop de frites ?” La gêne est instantanée. Et encore ce n’est qu’un enfant… Imagine si c’était un adulte…

Donc ce qu’on cherche n’est finalement pas tant d’oser dire tout ce qu’on pense, mais de choisir intelligemment ce qu’on dit pour faire passer notre message sans être impoli ou regardé de travers.

La recherche du bon mot pour faire passer nos idées

Une simple recherche suffit pour tomber sur des articles et des vidéos listant des conseils pour oser dire non. On te dit qu’il faut du courage, qu’il faut cultiver ta confiance en toi, qu’il faut arrêter de vouloir être trop gentil et parfois accepter le conflit.

Le problème, et je le constate chez toutes les personnes que j’accompagne… C’est que ces conseils ne t’aident pas.

Pourquoi ?

Parce qu’ils sont complexes. Tu te doutes bien qu’il ne suffit pas d’une vidéo de 5min42 pour soudainement trouver la confiance dont tu manques depuis des années. Il y a plein de facteurs à prendre en compte… Et en plus, ils sont différents d’une personne à l’autre.

C’est à ce moment qu’on peut se décourager… Et se dire que tous ces conseils de coachs en développement personnel ont beau être pleins de bon sens, ils ne nous aident pas vraiment. Et c’est pour ça que je suis allé chercher ailleurs. Dans un coin bien plus poussiéreux de la bibliothèque parce que peu de personnes osent s’en approcher… Le coin de la psychologie de l’influence.

Parce que si on remonte à la raison première qui te pousse à vouloir dire ce que tu penses, c’est pour changer le comportement des autres autour de toi. Faire en sorte qu’on arrête de te voler du temps en permanence, qu’on arrête de te dire des choses qui te font mal, qu’on respecte enfin tes limites.

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Ce que la psychologie de l’influence nous apprend pour dire ce qu’on pense vraiment

La première chose qu’on réalise rapidement, souvent dès l’école primaire, c’est que tout le monde n’est pas gentil. Tout le monde ne te veut pas du bien.

Quand certains accueilleront ta vulnérabilité avec bienveillance, d’autres s’en serviront contre toi pour te ridiculiser. Et se défendre contre ces personnes pompe de l’énergie.

C’est pourquoi ma première recommandation est de choisir tes combats. Tu ne peux pas débattre sur tout ou chercher à te faire comprendre de tous. Il est donc nécessaire d’avoir des critères pour distinguer ce qui vaut la peine d’être défendu de ce que tu laisses couler sans broncher.

Choisis tes combats

Ca se passe en 3 étapes :

La première est de connaître tes valeurs les plus profondes. C’est finalement ce qui te différencie des autres, ce qui te rend unique. Dans le premier lien de la description, tu peux t’inscrire aux emails quotidiens et le premier message que je t’envoie contient justement des vidéos qui vont te permettre de clarifier ce que tu veux vraiment. Par exemple, une de mes valeurs principales est le focus. Donc si une personne m’empêche de me concentrer, elle le saura très vite, soit parce que je m’éloigne, soit parce que je lui dis. A l’inverse, bien que je fasse en sorte d’être le plus responsable possible vis-à-vis de l’écologie, je ne vais pas écrire un article rageur à chaque fois que je vois un mégot par terre ou un supermarché jeter de la nourriture. On ne peut pas être sur tous les fronts.

Ensuite, il faut savoir où sont tes compétences. Parce qu’aujourd’hui en France, tout le monde commente tout. Et forcément, quand une personne dit des énormes conneries dans le domaine d’expertise d’une autre, elle a une seule envie, la ridiculiser. Donc avant de donner ton avis, assure-toi d’être renseigné. Tu auras ainsi confiance en ton opinion et seras capable de la défendre. 

Une fois que tu connais tes valeurs et tes compétences, tu sais quels sont les sujets qui comptent et ceux qui ne comptent pas. Tu ne préoccuperas plus de ceux qui ne comptent pas et tout le temps économisé, tu le donneras à ceux qui comptent. De cette manière, tu seras un vrai citoyen informé et ce sera le moment d’oser dire ce que tu penses. Tu ne seras plus un excentrique, tu ne seras plus une rêveuse, tu ne seras plus le rigolo du coin qui donne son avis sur tout et sur rien… Mais une personne fiable qui connaît son sujet.

Avoir réponse à tout quand les émotions s’enflamment

Maintenant que je t’ai expliqué les étapes, tu te dis peut-être que ça ne t’aide pas à répondre et à oser prendre la parole quand tes émotions sont blessées. Et c’est vrai que c’est bien le plus difficile dans ce monde de brute. Faire comprendre nos limites sans passer pour une chochotte qui ne sera pas respectée.

Le problème que je constate le plus souvent, c’est que les gens ne respectent pas leurs émotions. Ils ont l’impression qu’elles ont besoin d’une raison. Mais si on oppose depuis des siècles raison et passion, c’est bien qu’il y a une justification. Et on la trouve dans le cerveau triunique. C’est une manière de simplifier le fonctionnement et la construction du cerveau en 3 parties : le reptilien dont je t’ai parlé au début de la vidéo, qui est la partie la plus primitive et qui gère combat, fuite, inhibition, le limbique, siège des émotions et le cortex dirigeant la raison.

La raison et l’émotion ne sont pas pilotées par les mêmes zones du cerveau. C’est pour ça qu’un enfant peut avoir un sentiment d’abandon s’il est perdu par ses parents dans un supermarché… Alors que “raisonnablement”, ils ont juste détourné le regard 3min pour choisir la sauce tomate.

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Donc, ne cherche pas toujours de raison à tes émotions. Si elles existent, elles sont justifiées. 

Maintenant, c’est pas une raison pour les étaler devant tout le monde, notamment les personnes qui ne te veulent pas de bien. Je te recommande de faire une  liste des personnes avec qui tu peux être 100% transparent et honnête. Pour moi, ce serait 3 ou 4 amis, ma copine et mes parents. Vis-à-vis d’eux, pas besoin de limiter mes émotions. Je cherche simplement à les exprimer avec respect pour ne pas les blesser ni prendre toute la place.

Les autres, c’est différent et il y a quelques précautions à prendre pour donner tes directives sans se les mettre à dos, ni culpabiliser.

La première chose, c’est de te battre uniquement pour ce qui compte, en lien avec le début de l’article. Ensuite, il y a quelques règles d’or de l’influence à ne surtout pas violer.

Les règles d’or de l’influence que tu ne peux pas violer sans risquer ta réputation (voire même ta peau)

Évite les suppositions, apprends à poser des questions

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de te faire un monde de ce que tu penses qu’une personne pense de toi. Ah mais j’ai fait ça, du coup il doit penser que je ne suis pas honnête… Et ensuite, il va faire ci, etc.

Ça a un nom : la projection.

C’est l’inverse de l’empathie. Tu supposes ce que l’autre pourrait penser s’il était toi. Mais il ne l’est pas. Et il n’a certainement même pas remarqué ce pour quoi tu t’inquiètes.

Aie confiance en tes compétences pour accroître ton influence

Quand on a une passion, on devient une machine à engranger les connaissances. Et souvent, on est ouvert d’esprit. Le défaut de tout ça ? C’est qu’on peut parfois se remettre en question face à des avis infondés.

Pars toujours du principe que tu as le plus raison jusqu’à preuve du contraire.

Par exemple, je pense qu’il fait dormir entre 7h30 et 9h pour être en pleine forme et cultiver sa santé de long terme. J’ai fait mes recherches. Si une personne soutient l’inverse, j’attends de vraies preuves scientifiques pour remettre mon avis en question. Et me dire, “oui mais je connais untel qui…” n’est pas une preuve.

Maitrise tes émotions, garde à l’esprit tes intentions

On a tous des sujets sensibles. Des zones d’ombres sur lesquelles il ne vaut mieux pas appuyer. Et c’est certainement là que se trouve ton plus grand pouvoir et les règles les plus importantes à suivre.

Avant de dire ce que tu penses d’une manière virulente, demande-toi : quelle est mon intention pour cette relation ?

Penses-tu vraiment que ton enfant est un petit con ? Dois-tu vraiment dévaloriser le collègue qui t’a bousculé dans le couloir ?

La question ici, c’est la stratégie.

Si tu veux une bonne relation de long terme avec tes enfants, proférer des insultes à leur égard n’est probablement pas la solution.

Voici donc les 6 commandements pour dire ce que tu penses vraiment (sans bavure) :

  • Jamais tu ne réagiras sous le feu de la colère
  • Jamais tu ne diras un mot dans le but de faire culpabiliser
  • Jamais tu ne profèreras d’accusations 
  • Jamais tu ne feras appel à la pitié ou à la générosité : l’intérêt de l’autre tu dois souligner
  • Jamais tu ne parleras en excès sans écouter
  • Toujours pour t’exprimer tu seras préparé

Maintenant, tu sais tout, et il est temps d’agir

Évite les débats stériles à n’en plus finir

Maitrise tes émotions, conserve ton intention

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